Paragraphe 3
La rareté de la voiture
C'est sans doute le critère le plus essentiel. Le marché de l'ancien ne fonctionne pas sur de la simple spéculation. Les passionnés fonctionnent au coup de cœur, mais aussi aux tendances. D'où son imprévisibilité et sa volatilité. Une chose est sûre, comme pour les œuvres d'art, plus la pièce est rare, plus elle est convoitée, et donc sa cote flambe. C'est le cas des séries limitées notamment, à l'instar de la Bugatti Royale, construite en seulement six exemplaires et qui vaut aujourd’hui autour de 40 millions d’euros. Ces modèles atypiques peuvent être présentés lors des rassemblements comme le Salon de l'auto Rétromobile Artcurial à Paris. Mais attention, lors des ventes aux enchères, la mise de départ peut sembler abordable mais s'envoler rapidement.
L'âge et l'état du véhicule
La règle du « plus c'est ancien, plus ça a de la valeur » n'est pas exacte. Les modèles sortis de la Belle époque, une Rolls Royce années 40 ou une fourgonnette d'avant-guerre sont considérées comme des pièces de musée et ne prendront plus de valeur. À l'inverse, les "youngtimers", ces modèles plus récents des années 1980 ou 1990, comme la fameuse Peugeot 205 GTI, voient leur cote grimper.
L'âge d'une voiture d'occasion est donc un critère variable. L'état du véhicule joue énormément. Les épaves même estampillées Bentley ou Mercedes Benz seront boudées.